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Le métier à tisser d’Ariane

Le métier à tisser d’Ariane

Nous avons rencontré Ariane et son métier à tisser à la Maison du Design de Mons

Designer / Rencontre

16 Avr, 2018

Rencontre avec Ariane

Nous nous rendons à la Maison du Design de Mons pour y rencontrer une jeune créatrice de talent.
En effet, Ariane s’est établie dans un des studios grâce au concours tremplin organisé par le wcc-bf. Ariane Livadiotis a 27 ans et est diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles en Design de textile. Le métier à tisser, elle est tombée dessus, un peu “par hasard” lors de ses études. Elle ne s’attendait pas à réellement confectionner les matières. Et pourtant, c’est devenu tout naturellement son outil de prédilection.
Ariane-métier-tisser
On a été fasciné par cette machine, pourtant Ariane nous assure qu’il s’agit d’un modèle encore assez “compact”. Son métier à tisser est entièrement manuel, avec une largeur de 70cm. Ariane nous explique que lors de son premier cours elle a directement été en contact avec le métier à tisser, car on laisse les étudiants apprivoiser la machine et chipoter par eux-mêmes.
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À la base, Ariane a fait des études de stylisme à Liège. Mais elle s’est vite rendu compte que ce qui comptait pour elle, c’était la matière. C’est ainsi qu’elle s’est tournée vers le design de textile. Ce qu’elle aime, c’est de confondre la matière, la peau et l’espace. C’est le mouvement qui guide ses recherches. Elle souhaite que la matière s’exprime avec le mouvement. Elle collabore d’ailleurs avec des danseurs pour mettre en avant ses créations.
Actuellement, elle travaille sur un prototype de tissus mêlant fils naturelles et cuivre.
Ariane-métier-tisser
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Ça marche comment le tissage ?

Lorsqu’elle souhaite tisser, elle doit préparer sa machine. La première étape s’appelle l’Ourdissage, c’est-à-dire qu’il faut choisir la longueur et densité futur de sa matière par des métrages de fils. Ensuite, on “positionne” ses fils d’un côté du métier à tisser sur une ensouple, on leur donne une certaine tension et on va les passer de l’autre côté, en les enfilant un par un dans des “lices” (aiguilles métalliques qui supportent les fils de chaîne par l’intermédiaire des mailles ou maillons). Imaginez un peu le boulot lorsque vous avez 1000 ou le double de fils à faire passer !

Ariane met parfois 2 jours à préparer son métier à tisser.

Ensuite, les fils sont passés dans le peigne, cela les sépare. Ils sont les uns à côté des autres et on va les “attacher” à l’autre extrémité du métier, l’ensouple. Il faut faire attention à bien gérer la tension. Il s’agit des fils de chaîne.
Ariane-métier-tisser
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Ensuite pour tisser, on va passer la navette. Il s’agit d’un autre fil “de trame” que l’on passe de manière perpendiculaire à travers toute la largeur. En effet, les fils sont séparés en minimum deux parties. Certains fils seront vers le haut et d’autres vers le bas. L’espace entre ces fils s’appelle “la foule”. C’est par cet endroit que l’on va faire passer la navette.
Après avoir fait un passage de navette, on tasse avec le peigne et en actionnant les “manettes” on intervertit les fils du bas vers le haut, et ceux du haut vers le bas. Vous suivez ? Évidemment, il s’agit d’une explication un peu simpliste ^^ Regarder cet épisode de “C’est pas sorcier” pour mieux comprendre -> DANS LE COTON, TOUT EST BON
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Macocoï

Ariane fait aussi partie d’un collectif d’artistes qui se nomme Macocoï, qui signifie “tambouille”.
C’est un jeune collectif bruxellois de 7 designers textiles qui se sont réunies autour de leur expérience du textile. Leurs valeurs : l’ouverture, l’expérimentation et le partage !
L’ouverture, car le collectif touche autant au monde de l’art que du design et que chacune d’elle a un processus propre et une influence singulière. L’expérimentation, car le point central de leur pratique et le processus. Et enfin le partage, car le collectif veut créer un espace évolutif ouvert à d’autres participants. Le mot d’ordre : communiquer et échanger pour créer une énergie créative !
Le collectif a exposé à la Maison des Arts de Schaerbeek pour son exposition de fin d’année, à la Dutch Design Week en octobre 2018 et lors des Brussels Fashion Days.
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Pomeline

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