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Le Potager des Délices

Le Potager des Délices

Un matin début octobre 2017, nous nous sommes rendus dans le petit village de Blaregnies découvrir le Potager des Délices. Jean-François, le maraîcher bio, nous invite à découvrir son jardin.

Parlons plantes / Rencontre

18 Déc, 2017

Découverte d’un maraîcher bio en Région wallone

Blaregnies fait partie de l’agglomération de Quévy se situant à proximité de Mons (Belgique).

Jean-François, le maraîcher bio, nous invite à découvrir son jardin. Il nous montre et explique la conception de son potager et nous laisse ensuite libres de nous promener. Le samedi, son épicerie est ouverte et il doit s’occuper de sa clientèle. Ce jardin potager est une succession de zones apaisantes, cette mini forêt d’arbres fruitiers vous calfeutre des bruits environnants. On est arrivé à 10h30, on est reparti de là à 13h30…
Jean-François utilise ce jardin pour produire ses légumes avant tout ! Par après, il a pu vendre le surplus de sa production. Ici pas de place pour de la monoculture et des pesticides. Il prône plutôt un équilibre naturel entre les différentes plantes qui s’entraident. Il s’agit bien sûr du concept de permaculture, on vous en dit plus dans l’interview qui suit !

potager des délices - bio

 

Rencontre avec Mr Potager des Délices

Accalmie : On a lu et vu dans divers reportages, que tu es un ancien moniteur de voile, comment c’est passer la transition vers le maraîchage bio ?
J’ai beaucoup voyagé pendant 15 ans, dans beaucoup d’endroits différents. Le fait d’être « transbahuté » constamment avec mon mètre cube (toutes mes affaires), à un moment donné, je me suis rendu compte que j’avais envie de m’installer. Surtout que j’avais une pression de mes parents qui me disaient que j’étais un peu “bôheme” et qu’il fallait que j’aie les pieds à terre.
C’est pour ça que je me suis rendu compte que j’avais envie d’avoir un endroit où je puisse poser mes affaires.
Je suis arrivé à Blaregnies un peu par hasard. Il y avait un terrain, qui m’intéressait. Moi je voulais un grand jardin, et une maison pour pouvoir mettre mes affaires, qui faisaient à peu près 1m² (un radio réveil, deux trois vêtements, pleins de cd…).
Accalmie : C’était en quelle année ?
Ça, c’est il y a… 15 ans.
A : Tu es originaire de la région ?
Je ne suis pas du tout du coin, je suis Acclot (NDLR : Originaire de Nivelles) élevé à la tarte al d’jotte (NDLR : Tarte chaude au fromage avec du beurre et des blettes ou bette, il faut absolument goûter cette tuerie). De Nivelles donc, toute mon adolescence. En même temps, j’ai été président d’une ASBL qui s’appelait “Happy days”. C’était une ASBL que j’ai créée avec des copains pour organiser des soirées, des festivals, des évènements sportifs, une ASBL d’organisation d’évènement socioculturel et sportif !
Chaque année, on faisait un Nouvel An. La première soirée, on a fait 650 personnes et la plus grosse soirée on s’est retrouvé à 6500 personnes. On louait la salle du parc de la Dodaine, on cherchait une salle pour faire la fête entre copains, et la seule salle qu’on nous a donnée, c’était cette salle de sport. Elle était très grande, on s’était dit qu’on allait la diviser en trois. Malgré tout, ça restait encore trop grand, du coup on a écrit sur des feuilles A4 qu’on faisait un réveillon pour la nouvelle année et on a affiché ça dans toute la ville de Nivelles. Et on est arrivé à 650 personnes (pour une première soirée).
D’année en année, on a augmenté, et la plus grosse soirée dans cette salle c’était 3500 personnes. On avait loué l’hippodrome de Groenendaal (4000 personnes avec 4 grandes salles)… Ça a duré plus de 10 ans !
J’ai travaillé pour la télé aussi (caméra cachée, télé boutique achat). Ensuite, j’ai acheté le terrain et j’ai tout de suite suivi des cours de jardinage bio, enfin pas bio, disons plutôt 100% naturels.

Formation : jardinier naturel

potager des délices - bio
A : Où as-tu fait ça ? 
J’ai fait ça du côté de La Louvière à Saint-Vaast. J’ai doublé mon année tellement c’était bien, je voulais recommencer! C’était le samedi matin, on faisait un jardin avec des “jardiniers amateurs” spécialistes dans leur domaine propre (compost, tomate, plantes aromatiques, la taille etc.).
J’ai également été voir les “fraternités ouvrières” à Mouscron. J’adore le personnage et en même temps il y a toutes les semences avec des variétés qu’on ne retrouve pas dans le commerce traditionnel. Il y a ces notions de partage, de transmission, qui pour moi sont des notions très importantes !
il y a eu aussi “Nature et progrès”. Chaque week-end, j’allais aux portes ouvertes, j’ai fait ça pendant 3 ans.
J’ai vraiment fait tout cela pour moi, sans savoir que j’allais devenir maraîcher. J’avais un grand jardin et je voulais pouvoir y créer mon potager, pouvoir y mettre des animaux…
Je voulais appeler ma maison, les petits paradis, créer différentes zones au sein du jardin pour s’apaiser, se retrouver au calme. Un verger, une zone pour les insectes, une zone plus dense avec les bambous qui filtrent le bruit…
potager des délices - bio

Avant le maraîchage…

Quand j’ai acheté cette maison, j’ai dû mettre les pieds à terre et changer de travail. Je suis devenu chauffeur-livreur express comme salarié. Comme je travaillais vite, on m’en demandait toujours plus. J’ai donc été voir mon chef pour avoir une augmentation. Là, il m’a dit “que je n’avais qu’à me mettre comme indépendant”. C’est ce que j’ai fait ! J’ai été sur le quai et j’ai demandé aux chauffeurs s’ils voulaient faire une société. On a commencé à 3 chauffeurs pour ensuite passer à 9 chauffeurs avec 11 camionnettes, pour de la livraison express. Durant 6 ans, ç’a été une grosse pression, je me levais chaque matin à 3h et demi, je rentrais tard, j’avais des journées de fou !

Le plus pénible, c’était l’indifférence des gens quand on leur ramène leur colis. Je pensais qu’ils allaient être contents, mais c’est à peine s’ils nous disaient bonjour… le merci c’est encore plus rare. Je ne trouvais pas ça gratifiant par rapport à la dureté du métier et du service que je rendais.

Dès que j’avais une petite pause, je passais par la maison, et j’allais me ressourcer au jardin. Le week-end, je ne faisais que jardiner ! Ça permettait de me vider la tête et de nourrir ma famille avec des produits naturels.
potager des délices - bio
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Le potager des Délices : La genèse

En 2013, j’ai été lassé de ce travail de chauffeur-livreur et j’ai décidé de créer le Potager des Délices. Il s’agissait de vendre le surplus de fruits et légumes de mon jardin (80 ares) et de donner des cours de jardinage aux personnes désireuses d’apprendre des méthodes naturelles.
Les gens du coin me prenaient pour un farfelu parce que dans ma méthode, je ne retourne pas la terre, je ne la bêche pas, j’arrose très peu et je ne retire pas les mauvaises herbes parce que  ça crée un paillage. Pour eux ce n’est pas normal parce qu’ici on retourne la terre et on arrose avec du roundup ! Je voulais leur prouver que ce que je raconte est juste…
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A : Tu as tout de suite eu des clients ?
Il n’y a jamais eu de publicité qui ont été faites, uniquement du bouche-à-oreille. Et donc je ne comprends pas comment les gens sont arrivés chez moi (rire). J’avais mon garage, et je vendais mes légumes deux jours par semaine. J’avais mis un panneau devant chez moi et puis c’est tout.
À chaque fois, je demandais les coordonnées des clients, et par mail je leur envoyais les récoltes et les heures d’ouverture.
Un jour, je me suis retrouvé en hiver dans mon garage, et j’avais froid. J’ai donc investi une pièce de ma maison. Ma clientèle m’a aussi demandé si je pouvais avoir des fruits exotiques (citron, ananas, orange), j’ai alors découvert des marchés bio matinale, ça m’a permis de compléter ma gamme.

Le label Bio toujours éthique ?

A : Que penses-tu du label bio ?
Je ne suis pas certain de garder ce label,… Pourquoi ? Premièrement quand on voit le bio qui se retrouve en grande surface, on se demande comment ils arrivent à produire autant ! En fait, il y a des machines qui brûlent le sol, et tout crève sur 10cm. Ça permet d’éviter le désherbage ! Ensuite, ils doivent certainement mettre de l’engrais, et ils plantent ou sèment… Donc du coup je trouve ça un peu lamentable. Ça permet de retrouver des monocultures, d’avoir des terrains vides de vies.
Deuxièmement, parce qu’il faut remettre un carnet à jour. Moi je fais énormément de diversité sur mon terrain, donc ça me demande une logistique (administrative) importante. J’ai reçu des amendes, car un plan de culture n’était pas correct. J’ai fait un tract, mais ça n’a pas plu à l’organisme.

Payer presque 1000€/an pour avoir un logo bio, je ne sais pas si c’est encore utile, surtout que mes clients savent comment je travaille. Par contre, je vais maintenant mettre “culture intégrée” ça veut dire que l’on travaille le plus naturellement possible.

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A : Tu m’as parlé d’un plus grand terrain, explique-nous de quoi il s’agit !
Ici, j’ai un problème de production, je ne sais pas vendre à tous mes clients ma production maison.
J’espère donc acquérir 1He, c’est un terrain à Genly. Tout plat, plein sud, avec une haie tout autour. Il s’agirait donc d’un nouveau projet, je vais essayer d’engager une nouvelle personne ou même deux, pour travailler sur la production de ce terrain. La première année, cultiver toute sorte de courges, potimarron, des haricots, des épinards (ça amène de l’azote dans le sol, un bon engrais vert) des carottes, des radis, des salades, des petits fruits, groseilles, cassis, framboises, myrtilles. Et puis on fera au fur et à mesure…

Pour l’hiver on va pailler, on aura une terre plus chaude, avec énormément de vie dans le sol. C’était un pré avec des chevaux, le terrain a été analysé, il est très propre, un peu argileux, mais ce n’est pas un souci. La mise en place ne va pas me coûter énormément, mais va me prendre du temps. Je vais faire des tailles (dans mon jardin) et récupérer des boutures pour replanter.

La permaculture : utiliser l’environnement que l’on a, sans être dépendant de l’extérieur.

potager des délices - bio

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Graines, semences et engrais vert

A : Vas-tu planter des variétés anciennes ?
Bien sûr ! Et ça aussi c’est un problème avec le Bio, à chaque fois je dois demander une dérogation. Ils vont certainement accepter, mais encore une fois c’est de la paperasserie. Il existe (plus ou moins) 2000 semences labellisées bio. Donc vous devez prendre ces graines-là pour cultiver, comme vous devez prendre du terrain bio, etc, etc.
Dès que l’on prend des anciennes variétés, il faut une dérogation. Si l’on veut créer sa graine, par exemple une tomate propre à ma région, à sa saveur ou sa couleur. Si l’on désire labéliser sa tomate pour la vendre ou la partager, ça va prendre presque trois ans… On va devoir payer des frais, sans savoir si la graine va recevoir son label. Il s’agit d’un exemple, ça ne marche pas exactement comme cela. Mais ça prend du temps et c’est payant.
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De ça découlent des mouvements citoyens, des semences paysannes. On s’échange des graines et moi je suis très intéressé par ça!  J’aimerais pouvoir organiser ce genre d’évènement chez moi !
En Belgique il y a Semailles, et cette dame est hors la loi ! (aller lire cet article : https://mrmondialisation.org/catherine-la-paysanne-rebelle-qui-vend-ses-semences-illegales/)
En France c’est Kokopelli, ils sont souvent en procès, car ils vendent des graines “hors catalogues”.

A : Qu’utilises-tu comme engrais ?
Ici je fais des macérations de plantes, le plus connu c’est le purin d’ortie. Je dis macération, car la communauté européenne a interdit qu’on puisse vendre ou donner à son voisin du purin d’ortie (ainsi que la consoude). Prétextant que c’est nocif pour la santé. C’est clair que si on boit un litre, c’est pas très très bon (même pas recommandé).

Le purin d’ortie est vraiment stimulant et renforce le sol. On peut l’utiliser dans son verger et ses légumes.

(NDLR : il semblerait qu’il soit maintenant permis d’utiliser et vendre le purin d’ortie cependant en France on ne peut toujours pas en faire sa promotion. Décret relatif à la procédure d’autorisation des substances naturelles à usage biostimulant)
En plus l’ortie c’est bon à manger, on en fait des soupes, des flans, on mange les graines… Je fais donc des infusions, décoctions, macérations de cette plante. Je prends une partie que je mélange à de l’eau. Ça me permet d’être indépendant des produits chimiques ou non sur le marché.
A : Comment peux-tu prévoir ce qui va bien pousser sur ton terrain ?
Quand tu regardes un terrain, tu regardes quelles plantes a poussé dessus naturellement. Ça va te donner l’information de la composition de la “terre”. S’il y est argileux/sablonneux, s’il y a eu des pesticides. Les plantes ne se retrouvent pas là “naïvement”, elles sont là, car elles amènent quelque chose à la terre. Il y a aussi les paramètres d’ensoleillement, le milieu, etc. Sur mon terrain, on n’aura pas les mêmes plantes dans le bas du terrain que dans le haut.
Ces plantes-là vont régénérer le sol, en les fauchant (ne pas attendre qu’elles montent en graines) elles forment un paillage. Si la plante persiste, c’est que le sol a encore besoin de cette plante-là.
Je prends un exemple : lorsque j’ai acheté le terrain, il était rempli de chardons. Ce sont des plantes avec des racines très profondes. Et pourquoi ? Parce qu’il s’agissait d’un terrain qui n’avait pas été travaillé, très peu cultivé, il était dur ! Mon but c’était de ne plus avoir de chardon, j’ai commencé à la pelle. J’avançais mètre par mètre jour après jour, jusqu’à ce qu’un formateur me dise de couper le chardon avant qu’il se mette en semence et à force de le tondre, il finirait par perdre son “énergie” et disparaître en travaillant le sol.

potager des délices - bio
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L’épicerie et le maraîchage Bio

A : Comment vends-tu tes récoltes ?
Alors il y a un site en ligne, il est possible d’y commander son panier. Il y a une liste avec les produits disponibles. S’il n’y a rien d’indiqué à côté du produit, c’est un produit de Belgique. S’il est marqué « maison », il s’agit de ma production et s’il y a un pays, il s’agit d’un produit importé. J’ai aussi une épicerie, avec farine, pâtes, riz, vins, bières, épices. Cette épicerie s’agrandit par la demande de mes clients.
A : Ça marche aussi bien que la vente maraîchère ?
Ça représente une plus petite part, mais ça marche malgré tout. J’ai aussi investi dans un frigo, car mes clients me demandaient du fromage. Mais il faut qu’il y ait une tournante pour éviter le gaspillage. J’évite de prendre de grandes quantités.
A : Tu fais du vrac dans ton épicerie ?
Oui, des clients m’ont demandé, mais je dois faire attention, encore une fois, aux gaspillages. Je n’ai pas le même débit qu’une grande surface. Si je prends en grande quantité, il faut que ça parte aussi bien. Ça va se faire, mais par pour tout, et ça va se faire progressivement. Par exemple, on m’a demandé des farines en grosse quantité. Les farines elles sont là et plus personne ne vient les chercher… du coup maintenant, je fais pas mal de gâteaux ^^
Le vrac c’est bien, mais il faut une bonne gestion pour éviter le gaspillage. Et l’autre contrainte du vrac, c’est le contenant. Il faut l’acheter, le stocker, etc. Évidemment c’est possible, mais ça va se faire progressivement.

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Bourrache

Horaire de l’épicerie Potager des délices

Il y a deux jours d’ouverture du magasin, le mercredi de 14h à 18h et le samedi de 10h à 18h. Ensuite j’ai des points dépôts, où je livre le mercredi matin à Saint-Symphorien et le vendredi dans l’entité de Mons. Je fais aussi des livraisons pour les gens de l’entité de Mons le vendredi. Et ça, c’est possible de commander en ligne et de spécifier le dépôt où l’on souhaite se faire livrer ou venir chercher dans mon magasin.
A : Ces dépôts, de quoi s’agit-il ?
J’amène les colis aux différents points dépôts, et il y a un responsable qui se charge de faire la distribution et de récolter la vente.

D’une certaine manière Jean-François préfère que les gens passent commande. Les clients sont ainsi certains de recevoir leurs fruits et légumes. Et cela permet à Jean-François de mieux gérer sa production et de limiter le gaspillage.

A : Avec tes invendus, as-tu pensé à faire des soupes ?
J’ai trouvé mieux , des quiches ! La seule contrainte, c’est de construire une cuisine professionnelle. Il faut investir, et ensuite il faut pouvoir avoir le temps de le faire… Il faudrait des gens qui viennent m’aider pour la préparation. Je pourrais également louer cette cuisine à toute personne souhaitant faire des soupes par exemple.
A : Tu publies également des recettes sur ta page Facebook.
Oui, l’idée c’est de mettre une fois par semaine un fruit ou un légume à l’honneur. J’en donne les propriétés et je partage une ou deux petites recettes qu’on a testées et qu’on aime bien !
Je connais des gens qui en font des photocopies, des classeurs ! J’envoie également via newsletter.
A : Ça pourrait être chouette de faire des fiches recettes !
Justement, j’ai dans l’idée de faire un trimestriel. Une gazette, un journal du Potager des délices. Pourquoi trimestrielle ? Parce qu’il y a 4 saisons !
Dans ce trimestriel, on mettrait déjà toute la liste des fruits et légumes de saison. Mais aussi un encart avec des conseils et informations pour le potager (en fonction de la saison). J’aimerais  pouvoir sortir un magazine complet avec, pourquoi pas aussi, des interviews de nutritionniste, … du contenu intéressant ! Je ferai peut-être un crowdfunding, pour lancer ça.

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Le jardin didactique et pédagogique

A : Tu organises des stages pour les enfants, en quoi consistent-ils ?
J’organise des stages pour enfants durant les vacances scolaires, avec un nombre limité d’enfants par groupe. Pour pouvoir être accessible pour tous. Celui qui veut de la performance en aura. Celui qui vient pour se la couler douce pourra le faire aussi. En sachant très bien qu’à la fin de la semaine, ils auront appris quelque chose et se seront changé les idées. Chaque semaine, j’ai un groupe différent et je m’adapte à ce groupe.
Lors de ces stages, on va faire du jardinage, de la récolte, nourrir les animaux et bien sûr de la cuisine. On va aussi faire des bricolages pour remercier les parents, ainsi tout le monde est content. On a aussi des contes, des chasses au trésor, tout de sorte d’histoire.  J’ai un cerveau rempli de créativité et des fardes pleines de jeux !

Avant d’être moniteur de voile, j’ai travaillé sur une plaine de jeux !

Et donc je reviens avec l’idée du crowdfunding, l’idéal serait aussi de créer une cuisine pro ainsi qu’un atelier pour accueillir mes stagiaires.
J’organise aussi des visites pour les écoles, entreprises ou autres avec min 20 personnes. Ça dure la demi-journée, avec des thèmes différents suivant la saison. Je m’adapte aussi aux demandes. Il faut compter 5€/ personne et après l’animation, les gens reçoivent un fruit/légume ou un jus. Comme ça, une fois de retour chez eux, ou à l’école, ils peuvent faire un cake, une soupe, une compote, etc.
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Formation d’un jardin naturel

Durant toute l’année, des gens viennent aussi pour apprendre à faire un jardin naturel. Une personne est venue apprendre à faire du jardinage en pot, car elle habite en appartement. Une fois par mois, le samedi, il y a deux formations qui se font. De 10h à midi et 14h à 16h, en sachant très bien qu’il faut toujours compter une heure de plus, car les gens ne veulent pas partir (rire). Il s’agit donc d’une formation théorique avec un petit peu de pratique.
Il y a un coin du jardin qu’y leur est dédié. C’est le potager de la formation. Tout ce qu’ils vont planter/semer sera récolté pour eux. Ils pourront se le partager quand ils viennent aux formations. C’est pour ça que généralement, ça ne se termine pas à midi, mais plutôt 13h30, et pour l’autre groupe à 17h30 au lieu de 16h.
À la fin de l’année, ils accumulent plusieurs feuillets que je leur ai donnés, et ça leur fait une bible pour le jardinage.

La formation dure 8 mois, de mars à novembre. 8 séances où il faut s’inscrire, d’une valeur de 150€ avec le syllabus, les semences, les plants à repiquer.

Jean-François, c’est une personne motivée et dévouée au maraichage 100% naturel. Il aime apprendre et partager avec les autres. Il fait bouger les choses ! Ça vaut vraiment la peine de faire un petit bout de chemin avec lui, de l’accompagner dans ces projets… Alors, on se donne rendez-vous au Potager des Délices ?

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Infos Pratiques

On prend beaucoup de plaisir à découvrir différents artisans. N’hésitez pas à retrouver notre escapade à la brasserie Cantillon, ou notre rendez-vous gourmand avec le chocolat.

Julien

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